• DHARAMSHALA, le 10 octobre

    Les forces de sécurité chinoises ont abattu un homme après avoir découvert sa tentative d’immolation dans une protestation contre l’occupation chinoise du Tibet. Dorjee Rabten,agé de 57 ans a été assassiné dans une pension à Siling le 23 aout dernier, alors qu’il venait pour un contrôle médical. Son fils Drukjham Gyal a été informé plus tard qu’il devait venir chercher seul le corps de son père auprès des officiers locaux sans divulguer aucune information.

    Les autorités chinoisent assassinent un Tibétain qui tentait de s’immoler(Dessin /Tendor)

    « Mais quand il est arrivé, les autorités lui ont donné les cendres de son père » déclare  à Phayul Gyaltsen Choedak un Tibétain en exil assurant le contact. D’après la même source, Dorjee Rabten était plus tôt détenu quand il avait effectué un voyage à Malho (Amdo, Tibet Oriental) pour réaliser son immolation. Il avait demeuré dans une pension et acheté du kérosène. « Mais les secrets de sa préparation ont fuité et le 17 aout, les forces de sécurité chinoises ont surgit et l’ont arrêté ».

    On apprend cette nouvelle alors que la vague d’immolations au Tibet se poursuit. Ce mois d’octobre en a connu 2 : Sangay Gyatso, 27 ans s’est immolé le 6 octobre à Tsoe dans la région de Kanlho  et Pawo Gudrub, 43 ans s’est immolé Nagchu le 4 octobre. Les deux sont décédés suite à leur action.

    D'après un article de Phayul

    Dans le même temps, une équipe de la chaîne ABC a réussi à pénétrer au Tibet Oriental pour prendre des images rares (et inédites depuis des mois) d’une situation toujours plus critique au Tibet : villes et villages sous contrôle permanent de l’armée et des forces de polices, populations constamment surveillées et grande tension dans les rues. Surveillés et empêchés de travailler par des policiers, notamment en civil, les journalistes ont pu constater que le Tibet était toujours inaccessible aux médias.


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  • La bravoure d'un étudiant

    "Nous ne sommes pas à égalité dans l'exercice de notre liberté d'expression. Même si votre conférence est mauvaise, vous pourrez tranquillement rentrer dans votre hôtel. Si je m’oppose à vos propos, je serais certainement enfermé dans une petite pièce sombre. S'il vous plait ne m'interrompez pas. Vous devriez avoir des manières convenables et ne pas m'interrompre. Voici ma question : Puis-je vous jeter ma chaussure ? Comme ma liberté est bafouée dans ce pays, je suis là pour la protéger".

    Un étudiant chinois interpellant un conférencier à l'université de Hainan le 7 octobre 2012. Le Conférencier, Sima Nan est un tenant de la ligne dure du gouvernement chinois, défenseur du modèle Nord-Coréen et déchainant généralement ses critiques contre les partisans d’une ligne plus libérale, qu’il accuse d’être des traitres au pays.

    Autant dire qu’il a bien mérité la chaussure que lui lance l’étudiant suite à son intervention, sous les rires et quelques applaudissements de l’auditoire.

    Récit en Anglais et chinois à lire sur Global Voices

     

    Contre les expulsions à travers la Chine

    On pouvait également voir aujourd'hui sur le site du Monde une vidéo reprenant des image d'Amnesty International de citoyens chinois protestant contre les evictions. Avec la combinaison d'une crise de l'immobilier et les corruptions locales, ce phénomène d'expulsions massives et leur contestation devient fréquent comme le rapporte cet article de Rue89

     

    Scènes de défiances et resistances à travers la Chine d'aujourd'hui

     

    Des questions d'environnement qui dérangent

    Enfin, on apprend dans un article du Guardian que Liu Futang, ancien fonctionnaire devenu journaliste citoyen sur les questions d’environnement  était poursuivi en justice. Celui qui a gagné le "prix de la presse environnementale" en avril pour avoir révélé des exploitations de forêts illégales se voit accusé d’avoir édité et diffusé ses livres sur les conflits environnementaux sans les licences nécessaires. Feng Yongfeng, fondateur de l’ONG « Green Beagle » note qu’on ne peut pas vraiment l’accuser d’en faire un commerce illégal puisque ces livres étaient avant tout destinés à être donnés au public. Son dernier livre, « les larmes de Hainan II » aurait particulièrement irrité les autorités.

    Former official and now environmental activist Liu Futang

    A travers la Chine, la pression ne baisse pas.
    Le pouvoir central n'a dautre choix que d'entamer
    des changements radicaux vers la démocratie
    Vive les resistances du Peuple chinois face à son oppresseur !


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  • Interview de Lhadon Tethong, ancienne directrice exécutive internationale de Students for a Free Tibet, maintenant en charge du projet d'SFT "Tibet Action Institute". Interview donnée dans le cadre du Forum Mondial pour la Démocratie organisé du 5 au 11 octobre au Conseil de l'Europe à Strasbourg

    Sur le site d'Arte :

    Lhadon Tethong sur ARTE


     Lhadon Tethong

    ... préside l'association des étudiants pour un Tibet libre. Plus de 50 ans après l'échec du soulèvement antichinois au Tibet, elle est le porte -parole d'une nouvelle génération qui défend la cause tibétaine, tout en prenant ses distances avec le Dalai-Lama.

    "Les réseaux sociaux et les nouvelles technologiques ont complètement révolutionner la bataille tibétaine. Que ce soient les Tibétains qui vivent dans leur pays, ou ceux qui sont exilés à travers le monde, il y a un nouveau dialogue, qui était impossible auparavant. Le gouvernement chinois fait tout évidemment pour empêcher les gens de vivre et de communiquer entre eux, mais ils n'ont pas réussi à empêcher les gens de s'approprier les nouvelles technologies, de s'organiser, et d'exprimer leurs idées.(...)
    Les autorités chinoises sont plus dures actuellement dans leur répression... Pour nous, c'est en fait un signe qu'ils sont en train de perdre le contrôle... ce que beaucoup de gens ont du mal à comprendre car l'opinion générale est que la Chine domine le monde (...) D'une certaine manière, on leur donne à croire qu'ils sont invicibles.... mais en réalité c'est un système qui se maintient en vie en faisant usage de la violence. Ce système, et le parti communiste qui le dirige, est clairement à bout de souffle...
    Il y a une nouvelle génération de Tibétains qui n'a pas peur de s'exprimer malgré la répression, c'est un signe d'espoir. Et grâce aux nouvelles technologies, il n'y a plus moyen de faire marche arrière.
    Récemment, il y a eu 54 tibétains, qui plutôt que de s'attaquer aux autorités chinoises, ont préféré s'immoler par le feu. Pour moi, c'est la plus haute forme de protestation non-violente que de retourner la violence vers soi-même. Ce sont des gens qui se disent : "j'utilise ma propre vie pour défendre mes idées de droits et de justice, plutôt que de m'en prendre à quelqu'un d'autre". Pour moi, c'est la forme la plus haute de non-violence."
    Carolyn Höfchen / ARTE Journal


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  • Agenda :

    5eme MARCHE INTERNATIONALE POUR LA LIBERTÉ DES MINORITÉS ET DES PEUPLES OPPRIMES
    BARCELONE, BRUXELLES, BERLIN, PARIS, ROME
    SAMEDI 13 OCTOBRE, 15h

    Départ de la statue de la Liberté du pont de Grenelle (Paris 15eme) arrivée Parvis des Droits de l’Homme au Trocadéro.

    Marche à l'appelle de l'Association de culture libérale SOCIETÀ LIBERA : indépendante des partis politiques, promeut la sauvegarde du principe de Liberté ; celle-ci est conçue tant comme un droit individuel, que comme le droit à l’autodétermination des Peuples.

    Nous étions nombreux, Tibétains, Ouïghours, Birmans, Chinois, Vietanmiens, Cambodgiens, européens militants des droits de l'Homme... lors de la précédente marche, organisée conjointement avec Fédération des Pays Asiatiques pour les Droits de l'Homme.

    Cette année continuons à donner de la voix pour les peuples et minorités opprimés à travers le monde.

    5 villes en marche !

     

    Site de l'évènement : http://www.societalibera.org/it/


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  • Communiqué de Presse  |  Pour diffusion immédiate

    3 octobre, Paris

    Manifestation à Paris : « Tibet, un défi pour Xi Jinping »

    Aujourd’hui se sont rassemblés devant l’Ambassade de Chine à Paris des Tibétains, Ouïghours, et militants de la cause tibétaine et des droits de l’Homme à l’appel de l’association Etudiants pour un Tibet Libre.

    Cette action était organisée dans le cadre d’une mobilisation internationale coordonnée par le réseau Students for a Free Tibet à l’occasion de la prise de fonction du nouveau président Chinois Xi Jinping, succédant à Hu Jintao.

    Le but de cette mobilisation intitulée « Tibet, un défi pour Xi Jinping » était de maintenir une pression et une attention sur la situation dramatique que connait actuellement le Tibet : une vague de plus de 52 immolations par le feu de Tibétains depuis 2009 pour protester contre l’occupation chinoise du Tibet et l’absence de libertés. A cette vague d’immolations les autorités chinoises répondent par une terrible répression de toute manifestation, des arrestations et disparitions forcées. Le Tibet est actuellement bouclé par l’armée et inaccessible aux étrangers, médias indépendants et organismes internationaux. Les Tibétains ne résidant pas à Lhassa ne peuvent plus y accéder sans passer par plusieurs étapes de contrôles.

    « Discriminations, privations de libertés, armée omniprésente dans les villes et villages tibétains, voilà le contexte de l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping ! » a déclaré Zopa Samten, membre d’Etudiants pour un Tibet Libre présent à la manifestation parisienne.

    « La dernière immolation du 29 septembre de Yungdrung à Zatoe marque bien une attitude toujours défiante, décidée et non-violente du peuple tibétain résidant aujourd’hui au Tibet face à son occupation et sa colonisation. Depuis plus de 50 ans, le Tibet occupé a connu chaque président chinois et les moments de haute tension et de répression sous sa direction du Parti. A nous de tout faire pour que Xi Jinping soit le dernier président chinois que connaitra le Tibet occupé» a déclaré Anne Wachowiak, co-présidente de Etudiants pour un Tibet Libre.

    « La situation actuelle du Tibet et sa spirale inquiétante de répressions et d’immolations est de l’entière responsabilité du gouvernement chinois. Maintenir le Tibet fermé et sous tension à grand coup de démonstration de force et de présence militaire ne peut qu’envenimer la situation. Les autorités chinoises, d’autant plus les « nouvelles têtes du pouvoir » doivent mettre fin à cette politique d’oppression permanente » ajoute Tenzin Gyamtso, trésorier d’Etudiants pour un Tibet Libre.

    Dans une conférence de presse en ligne, Tenzin Dorjee, directeur exécutif international de Students for a Free Tibet, à l’initiative de cette journée d’action déclare :

    « Parmi tous les défis dont hérite Xi Jinping de la période d’exercice d’Hu Jintao, le plus gros est tout simplement celui du Tibet, qui est un problème colonial dans une période post-coloniale.

    La situation n’est pas tenable pour l’état chinois. Enfermer des gens pour une simple conversation téléphonique, frapper des moines alors qu’ils sont en train de brûler, ouvrir le feu sans distinction sur une foule en train de manifester, ce ne sont pas des agissements d’un gouvernement fort lors d’une situation sous contrôle. Ce sont les agissements d’un état malade, d’un gouvernement en manque d’assurance en train de resserrer son poing sur un pouvoir qui lui glisse entre les doigts.

    Le destin du Tibet en tant que pays libre est clair. »

    Cette conférence de presse, à laquelle participaient aussi l’International Tibet Network et l’Australian Tibet Council intervenait alors que ces trois organisations viennent de publier un rapport « Xi Jinping’s Tibet Challenge »

    Des manifestations similaires ont eu lieu à travers le monde.

    FIN

    Mots Clés : Tibet, Chine, Xi Jinping, Président chinois, immolations au Tibet, Gouvernement chinois, Etudiants pour un Tibet Libre, Students for a Free Tibet, manifestation pour le Tibet à Paris.

    ________________

    Photos et détails de l'évènement ici

    Contacts :
    etudiants@tibetlibre.org
    www.tibetlibre.org
    http://tibetlibre.eklablog.com
    @SFTFrance

    « Xi Jinping’s Tibet Challenge » : Rapport en Anglais

    « Le Tibet : un défi pour Xi Jinping » : Version française du rapport




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  • YuDrug : du Hip-Hop tibétain "from inside".

    Yudrug ("Dragon vert") est un groupe tibétain populaire de Machu (Amdo,Tibet oriental).Dans cette région où l'on trouve souvent une attitude de résistance et de défiance des Tibétains contre les autorités chinoises, ce groupe aux styles variés mais plutôt "Pop" donnent dans un autre registre avec cette chanson de Rap aux textes à la fois lyriques et explicites.

    Ces musiques qu'on aime / Songs we like (5)


    Le site High Peaks Pure Earth note: "un style nouveau et audacieux d'expression musicale que l'on entend dans  “New Generation”. Quels que soient vos goûts musicaux, la chanson est sans conteste prenante et pleine d'énergie avec un refrain entrainant".


    Quoi de mieux que le Rap quand les textes se font rebelles :


    Nous sommes la sagesse pointue que vos discours et sermons n’entament pas

    Nous sommes l’obscurité tranquille que votre fougue et votre pouvoir n’affectent pas

    Nous sommes la réponse malicieuse qui vous atteint en plein cœur

    Nous sommes la contamination et l’effroi dans vos existences !

     

    La nouvelle génération a une richesse qui est celle de la jeunesse

    La nouvelle génération a un sentiment de fierté que confère l’assurance

    La nouvelle génération a un visage qui s’apparente à la gaieté

    La nouvelle génération a une aspiration qui s’appelle Liberté

    La "Nouvelle Génération" de Tibétains vivant aujourd'hui sous l'oppression chinoise est bien déterminée à poursuivre la resistance. Quitte à prendre des risques avec de tels textes. Textes qui sont maintenant lus lors de rassemblements, comme ici à New york. Qu'on se le dise !


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