• DHARAMSHALA, 28 aout :

    Des informations confirmées rapportent que 2 jeunes Tibétains se sont immolés lundi, pour protester contre l'occupation chinoise du Tibet. Il s'agit de Lobsang Kalsang, jeune moine de 18 ans du monastère de Kirti, et Damchoe, ancien moine agé de 17 ans environ. Damchoe était le jeune frère de Tenzin Choedron, une nonne de la nonnerie de Mamae, de la région de Ngaba, qui s'était immolée le 11 février dernier. La base des contacts en exil du monastère de Kirti à Dharamshala ont rapporté dans un communiqué que les deux Tibétains se sont immolés aux environs du monastère, près de la porte Est vers 8h30 du matin (heure locale).

    "D'après des témoins oculaires, les deux martyrs tibétains se sont couverts de flammes, on marché environ 20 mètres avant de chuter". "Ils criaient des slogans contre la politique du gouvernement chinois et son annihilation des Tibétains en tant que peuple."
    Les forces de sécurité chinoises sont arrivées sur place, ont étouffé les flammes et emmené les deux immolés à l'hôpital de Ngaba, puis à celui de Barkham où ils ont tous deux succombé à leurs blessures. On ne sait pas à l'heure actuelle si les corps ont été restitués aux familles.
    A la suite de cette action, le colocataire de Lobsang Kalsang du monastère de Kirti, Lobsang Palden a été détenu par les autorités chinoises, ajoute le communiqué.

    La vague d'immolations au Tibet, qui a commencé en 2009, atteint maintenant le seuil de 52 immolations confirmées.
    Le département d'État américain, par la voix de Victoria Nuland a réitéré son appel à la Chine à répondre aux demandes légitimes du peuple tibétain. "Tant que nous verrons ces incidents tragiques, nous appellerons encore et toujours la Chine à donner une réponse aux demandes du peuple tibétain, au sein de la Chine, à protéger leurs droits et leur mode de vie, et travailler sur ces question à travers le dialogue".

    D'après un article de Phayul

    Mercredi, une veillée de solidarité en mémoire des deux Tibétains a eu lieu à Dharamshala (lire l'article du Tibet Post) 

    Deux jeunes tibétains se sont immolés à Ngaba

    Photo : Tibet Post


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  • Lu sur le site de la Communauté Tibétaine de France, d'après un article de Phayul

    Dharamsala, Août 22 : Dans une attaque croissante sur les intellectuels tibétains et des artistes, un autre chanteur bien connu du Tibet a été arrêté tôt ce mois-ci pour avoir chanté des chansons à la louange du Dalaï Lama et Kalon Tripa Dr Lobsang Sangay.

    Achok Phuljhung, âgé de près de 30 ans, a été arrêté le 3 août dans un salon de thé situé dans la région du Tibet oriental Barkham par le personnel de sécurité chinois. Il était en fuite pendant plus de deux mois après qu’un avis d’arrestation ait été émis contre lui par les autorités chinoises.

    Il n’y a aucune information sur son bien-être actuel et l’endroit où il se trouve.

    Largement reconnu par les Tibétains locaux parmi les « Chanteurs de nationalistes," Phuljhung a déjà sorti cinq albums sous son nom. La plupart de ses chansons appellent à l’unité du peuple tibétain et évoque la fierté et le nationalisme chez les Tibétains.

    Dans son dernier album intitulé « Nous qui sommes le devoir " Phuljhung chante la louange du chef spirituel tibétain le Dalaï Lama et le dirigeant élu du peuple tibétain, le Dr Lobsang Sangay.

    « Noble maître (le Dalaï Lama), le joyau qui exauce les souhaits et Sauveur du peuple tibétain ; Laissez-nous, nous Tibétains aller chercher sa bénédiction ; Noble chef Lobsang Sangay, chef du peuple tibétain ; Laissez-nous Tibétains aller chercher notre bien-être " (extrait de chanson).

    Les Tibétains en exil ayant des contacts dans la région ont déclaré que trois moines de la région Golok, qui ont contribué aux paroles de ses albums, sont actuellement dans la clandestinité, craignant d’être arrêtés.

    L’arrestation de Phuljhung intervient quelques jours après qu’un autre chanteur populaire tibétain Chogsel, ait été arrêté et interdit de chanter pour atteinte à la stabilité sociale.

    Auteur de quatre albums, Chogsel était en train de travailler sur son prochain album en collaboration avec d’autres chanteurs célèbres du Tibet. Son premier album, « Le reve du visage rouge ” contient un hommage à Sa Sainteté le Dalaï Lama.

    Les Tibétains qui ont répandu l’identité nationale tibétaine et la culture ont été la cible d’attaques de la Chine sur les intellectuels, surtout après les Jeux olympiques de Pékin en 2008.

    Le 19 avril, Lo Lo, un célèbre chanteur tibétain a été arrêté dans la région du Tibet oriental Yushul sur les faits présumés d’avoir chanté des chansons appelant à l’indépendance du Tibet.

    L’arrestation du chanteur de 29 ans, est survenue quelques mois après qu’il ait sorti un album intitulé « Hissez le drapeau du Tibet, fils de la neige."

    Le titre de l’album appelle à l’indépendance du Tibet et le rassemblement du peuple tibétain, un message qui est commun aux slogans scandés par les 49 Tibétains qui se sont auto-immolés au Tibet depuis 2009.

    À la mi-Février, un autre chanteur populaire tibétain Ugyen Tenzin avait été arrêté pour avoir fait l’éloge du Dalaï Lama et du Kalon Tripa Dr Lobsang Sangay.


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  • D'après un article de Phuntsok Yangchen sur Phayul

    Tibetan students leading a protest march in Tongren on October 21, 2010.
    Tibetan students leading a protest march in Tongren on October 21, 2010.

    DHARAMSHALA, 22 aout: Une cour de justice chinoise a condamné deux étudiants tibétains  à 3 ans de prison pour leur rôle joué dans une des plus grosses manifestations  étudiante cette année contre les politiques du gouvernement favorisant la langue chinoise plutôt que le tibétain dans les écoles tibétaines.

    Les 2 étudiants, Tashi Tsering, 22ans et Choeyang Gonpo, 21ans, viennent tous les deux de l'école des nationalités du canton de Kangtsa. Ils ont été condamné à 3 ans de prison et ont été détenus depuis mars 2012.

    D'après la radio RFA, basée aux Etats-unis, les deux étaient accusés d'avoir réclammé l'indépendance du Tibet.

    Tashi et Choeyang ont probablement été spécialement condamné car ils sont surveillant et assistant dans leur établissement et aussi parce que leur âge leur permet d'être condamnés. Les détails sur la condamnation ne sont pas clairs. Les membres de la famille des deux étudiants ont été autorisés à leur rendre visite le 16 juillet au complexe pénitenciaire de Duoba après avoir essuyé de nombreux refus. En mars cette année, des centaines d'étudiants tibétains avaient pris les rues dans l'Est du Tibet pour réclamer leurs droits linguistiques après que les autorités chinoises aient remplacé les livres scolaires en tibétain par des manuels en chinois. Il y eut des manifestations à Rebkong, Tsekhok, et Kangtsa (Amdo, Est du Tibet). Le 14 mars, une centaine d'étudiants de l'école des nationalités du canton de Kangtsa ont pris part à une marche pour "appelant au respect de l'intégrité des territoires" et "l'égalité des langues"

    Dans une autre manifestation à Rebkong le 4 mars, environ 700 étudiants ont déchiré leurs livres en chinois en manifestant à travers la ville. Les plus grandes manifestations étudiantes ont eu lieu en octobre 2010, où des milliers d'étudiants de Rebkong manifestaient, toujours pour défendre l'enseignement dans leur propre langue, contre une décision du gouvernement chinois de remplacer leurs manuels.


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  • DHARAMSHALA, 21 Aout 

     

    Younten Gyatso behind bars at an undisclosed location. (Photo/TCHRD)
    Younten Gyatso derrière les barreaux (localisation inconnue). (Photo/TCHRD)

    Un moine tibétain a été condamné à 7 ans de prison par une cour de justice chinoise dans l'Est du Tibet pour avoir transmis des informations sur les immolations ayant court actuellement au Tibet.

    Lho Younten Gyatso, 37 ans , un moine du monastère Khashi Geyphel Samtenlling, situé près de la ville de Ngaba, (Est du Tibet), a été condamné à 7 ans de prison par la Cour de justice chinoise de Ngaba 18 Juin 2012 pour son implication dans la diffusion de photos et d'informations sur une nonne, Tenzin Wangmo, qui s' est immolée le 17 Octobre 2011. D'après le Centre Tibétain pour les Droits de l'Homme et la Democratie,  Gyatso a également été inculpé pour diffusion d' informations sur les évènements politiques au Tibet en 2008 en essayant de faire des appels téléphoniques à des organismes pour les droits humains de l'ONU.

    Tenzin Wangmo s'etait immolée à un croisement non loin de son monastère, la nonnerie Mamae Dechen Choekhorling, près de Ngaba, réclamant le retour du Dalai Lama et la liberté religieuse au Tibet. Elle succomba à la suite de son action.

    Gyatso a occupé différentes responsabilités dans son monastère avant son arrestation le 18 octobre 2011, à partir de laquelle il fut coupé de tout contact pendant environ 6 mois par les autorités chinoises. Dans un communiqué, le TCHRD rapporte que Gyatso a été sévèrement battu et torturé au cours de sa détention et a même tenté de se suicider à plusieurs occasions. "Au centre de détention de la ville de Bhudang (Chengdu), Gyatso a été frappé et torturé par des officiers locaux du Bureau des Services Secrets d'Etat". "Les coups et sévices en détention étaient tellement sévères, qu'il a tenté de mettre fin à ses jours à de nombreuses reprises pour échapper à cet enfer".
    La directrice exécutive du TCHRD, Tsering Tsomo qualifie la sentence d'outrageuse et reproche à la Chine de continuer à détenir un défenseur des droits de l'Homme tibétain dont le seul crime a été de transférer des informations sur les évènements ayant cours au Tibet.

    "Même si les charges retenues contre Gyamtso s'avéraient vraies, cela ne fait pas de lui un criminel, il a fait savoir au monde les violations des droits de l'Homme au Tibet, y risquant sa propre vie", ajouta-t-elle.
    "Au lieu d'arrêter et infliger d'injustes sentences aux défenseurs des droits de l'Homme, la Chine ferait mieux d'ouvrir le Tibet a des observateurs étrangers et des média indépendants."

    Yonten Gyatso était un éducateur et leader de sa communauté dans la région de Ngaba, travaillant toujours plus pour la préservation et la promotion de la langue et la culture tibétaine. En 1992, avec l'aide de commerçants  tibétains locaux, il a fondé l'école primaire de Remon dans le village de Khashishul pour enseigner le tibétain. A la tête d'une association d'éducation, il rendait accessible ses programmes à toute la région de Ngaba pour enseigner aux locaux la religion, la langue et la culture tibétaine.

    D'après un article de Phayul

    .................................................

    Les actes de Yonten Gyatso sont héroïques, sa place n'est pas derrière les barreaux !

    Honte aux autorités chinoises qui emprisonnent, torturent, intimident, celles et ceux  qui informent, alertent et luttent pour leur liberté !

    Liberté pour Yonten Gyatso!

     


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  • Dharamsala, 17 aout 2012: Une action contre les projets d'exploitation minière dans la localité de Markham s'est faite violemment réprimer entrainant la mort d'un local et la détention de six autres.

    Lire la suite...


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  • DHARAMSHALA, 14 Aout
    Tibetans in Rebkong, eastern Tibet carrying out a demonstration against local Chinese authorities on August 14, 2012. The banner in Tibetan reads “District authorities are torturing the people.”
    Tibetains à Rebkong, Est du Tibet avec une banderole contre les authorités chinoises locales le 14 aout 2012. Sur la bannière est écrit : "les autorités du district torturent le peuple"
    Après les immolations et manifestations d'hier à Ngaba (3 morts, 2 par immolation, 1 battu à mort par la Police), de nouvelles manifestations ont eu lieu ce 14 Aout, à Rebkong, (Amdo, Est du Tibet).
    Selon plusieurs sources en exil ayant des contacts dans la région, plusieurs centaines de Tibétains ont pris possession de la rue ce matin pour protester contre le comportement des autorités chinoises locales et leur actions repressives. Les photos parvenues en exil montrent des centaines de Tibétains brandissant des banderoles et panneaux marchant dans les rues. Sur l'une des banderoles est écrit : "les autorités du district torturent le peuple".

    Les manifestations se sont poursuivies au cours de la journée atteignant 500 personnes dans un cortège pacifique se dirigeant vers le bâtiment de la Police locale. Les dernières informations indiquent que leur nombre continue de croître. La police ayant très peur face à la montée de tension ne serait pas sortie du bâtiment. Les manifestations ont éclaté suite à un incident de la veille entre des tibétains et des policiers chinois.
    Des sources ont indiqué aux média tibétains que des tibétains voyageant en voiture hier ont été interpellés par des policiers vraissemblablement ivres. Les tibétains ont été interrogés puis sévèrement passés à tabac, les laissant estropiés. Des coups de feu auraient également été tirés par la Police. L'une des 4 victimes, Tsering Shawo, est dans un état critique.

    Hundreds of Tibetans in Rebkong, eastern Tibet carrying out a demonstration against local Chinese authorities on August 14, 2012.
    Centaines de Tibétains à Rebkong, Est du Tibet avec une banderole contre les authorités chinoises locales le 14 aout 2012.
     
     
    Rebkong a été témoin de nombreuses manifestations par le passé, incluant 2 immolations en mars suivies de grosses manifestations réunissant des milliers de personnes, pour réclamer la liberté, la fin de l'occupation chinoise et le retour du Dalaï Lama. 
     
    D'après un article de Phayul
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

     Le peuple tibétain ne supporte plus l'occupation et la colonisation chinoise.
    Sa détermination est intacte, elle nous appelle à agir toujours plus !
    Armée chinoise hors du Tibet ! Stop la répression ! 
        Tsampa Revolution !
       Vive le Tibet Libre !

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