• (AFP / 23 septembre 2014 11h40)


    Bruxelles - L'Union européenne a dénoncé mardi la condamnation totalement injustifiée de l'intellectuel et enseignant ouïghour Ilham Tohti à la prison à vie pour séparatisme par un tribunal du Xinjiang, immense région du nord-ouest chinois rétive à la tutelle de Pékin.

    L'UE déplore que la procédure judiciaire n'ait pas été respectée, en particulier en ce qui concerne le droit à une véritable défense, a indiqué son service diplomatique dans un communiqué.

    L'UE appelle à la libération immédiate et sans conditions d'Ilham Tohti, ainsi qu'à la libération de toutes les personnes l'ayant soutenu incarcérées en lien avec cette affaire.

    Nous appelons également les autorités chinoises à respecter les droits des personnes appartenant à des minorités et leur droit à s'exprimer librement.

    Le procès d'Ilham Toti, un économiste respecté et enseignant à l'Université des minorités de Pékin, s'est tenu sous haute surveillance la semaine dernière à Urumqi, la capitale du Xinjiang.

    Ilham a été condamné à la prison à vie pour séparatisme et tous ses biens confisqués. Ilham n'a dit qu'une phrase: +Je n'accepte pas ce verdict, je proteste !, a rapporté l'un de ses avocats, Liu Xiaoyuan.

    Adversaire déclaré de la politique d'assimilation forcée des Ouïghours et des autres minorités menée d'une main de fer par Pékin, ce musulman modéré, écouté dans de nombreuses chancelleries de la capitale chinoise, avait été arrêté à Pékin en janvier dernier et conduit dans un endroit inconnu.

    Une dizaine de diplomates étrangers se sont rendus à Urumqi pour son procès, mais se sont vu refuser l'accès à la salle d'audience, tout comme la presse internationale.

    La Chine a connu ces derniers mois plusieurs attentats meurtriers dans des lieux publics, imputés par les autorités à des Ouïghours.


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  •  Dharamsala | Zurich | San Francisco 5 Juin 2014 -

    Le cinéaste  Dhondup Wangchen libéré après six ans d'emprisonnement !Dhondup Wangchen, le tibétain vidéo-activiste emprisonné, a été libéré de prison à Xining capitale provinciale du Qinghai ce matin après avoir purgé une peine de six ans. Après discussion avec les autorités, il a finalement été conduit par la police à Khotse (en chinois, Keque, environ deux heures de route de Xining), où il a atteint la maison de sa sœur après environ 15h heure locale. (1)

    Dans un appel téléphonique à Gyaljong Tsetrin, cousin et président de Filming For Tibet, vivant en Suisse, un très émouvant Dhondup Wangchen a déclaré: «En ce moment, je pense que tout en moi est dans une mer de larmes. J'espère récupérer ma santé bientôt. Je tiens à exprimer mon sentiment de profonde gratitude pour tout le soutien que j'ai reçu en prison et je veux retrouver ma famille ".

    Lhamo Tso, l'épouse du cinéaste emprisonné, qui a obtenu l'asile aux États-Unis en 2012 et vit actuellement à San Francisco, est ravi: «Six ans d'injustice et à compter les jours douloureux se erminent aujourd'hui. C'est un jour de joie incroyable pour ses parents à Dharamsala, nos enfants et moi-même. Nous nous réjouissons d'être réunis en famille ". Gyaljong Tsetrin, son cousin et co-producteur de "Leaving Fear Behind", a déclaré après lui parler: «Bien que Dhondup soit toujours sous le contrôle des autorités chinoises, je suis très soulagé qu'il puisse enfin quitter la prison et a maintenant la possibilité de consulter un médecin ".

     

    Le cas de Dhondup Wangchen est connue internationalement. Il a été récompensé par plusieurs organisations internationales telles que Comité de protection des journalistes pour son travail courageux du documentaire "Leaving Fear Behind" et son cas a été le point focal de nombreuses campagnes de défense des droits humains internationaux comme Amnesty International et Reporters sans frontières. Les représentants des gouvernements du monde entier ont soulevé son cas dans leurs entretiens avec leurs homologues chinois.

    Le caméraman autodidacte et vidéo-activiste avait voyagé à travers le Tibet avec son assistant Golog Jigme en 2007/2008. Son film "Leaving Fear Behind" (28 min.) a été traduit en une douzaine de langues et a été projeté dans plus de 30 pays dans le monde entier. Golog Jigme récemment vient d'arriver en Inde après une évasion spectaculaire du Tibet.

    Dhondup Wangchen  ( né en 1974 à Bayen, dans le Qinghai / Tibet / Chine) a été condamné à six ans de prison le 28 Décembre 2009. Il a été transféré le 6 Avril 2010 à la prison Xichuan, un camp de travail dissimulé comme fabricant industriel sous le nom de "Qinghai Xifa eau et Électricité Équipement Fabrication société à responsabilité limitée". (2) En Mars 2012, il a été placé à l'isolement pendant environ six mois et a été transféré en Janvier 2013 dans un geste inhabituel à la principale prison pour femmes de la province du Qinghai (3), où il était le seul prisonnier politique tibétain homme.

    (1) Khotse (ཁོ་ཚེ), (en chinois,科却Keque) Carte Google:  https://goo.gl/maps/9MRH4  ; 
    (2) Camp de Travail Xichuan sur Google Map:  http://tinyurl.com / Xichuan-prison . 
    (3) Adresse Qinghai prison pour femmes:青海省女子监狱:青海省西宁市城中区南山路40号,邮政编码810000

     

    Source : http://www.filmingfortibet.org/

     

    Contats pour les médias

    Lhamo Tso, San Francisco (tibétain seulement, +1 (510) 681-3244 (SVP appeler aux heures du Pacifique) 
    Gyaljong Tsetrin, Zurich (tibétain seulement) +41 76 462 67 68 
    Dechen Pemba, Londres (anglais, tibétain) 44 74 633 62253 
    Wangpo Tethong, Zurich (allemand, tibétain) +41 78 744 30 10


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  • DHARAMSALA, 19 mai:

    Un moine tibétain qui avait aidé à la réalisation d'un documentaire critiquant les agissements du gouvernement chinois au Tibet s'est échappé en exil. Jigme Gyatso, plus connu sous le nom de Golok Jigme est arrivé à Dharamsala dimanche et est acutellement pris en charge par le Centre d'Accueil Tibétain.

    Les représentants de plusieurs ONG tibétaines l'ont accueilli avec écharpes de soie (katas) dans ses quartiers de résidence.
    Golok Jigme, assistant de réalisateur emprisonné s'échappe en exilGolok Jigme a été récement honoré par Reporter Sans Frontières parmi les "100 héros de l'Information" lors de la journée mondiale de la liberté de la Presse.

    Jigme avait assisté Dhondup Wangchen dan la réalisation secrète de son film documentaire “Leaving Fear Behind” qui mettait en lumière la vie de Tibétain-es sous occupation chinoise dans la période des Jeux Olympiques de Pékin en 2008. Ce film est constitué d'une série d'interviews de Tibétain-es décrivant comment la Chine a détruit la culture tibétaine, empêché la liberté religieuse et exprimant leur soutien et leur attachement à leur leader en exil, le Dalaï Lama.

    Wangchen et Jigme ont voyagé à travers les  régions les plus à l'est de l'Amdo et à travers le plateau Tibétain d'octobre 2007 à mars 2008, filmant près de 35 heures d'interviews. Les enrengistrements ont été passés clandestinement en mars 2008 en Suisse et montés en un film de 25 minutes par un cousin de Wangchen, Gyaljong Tsetrin.

    Golok Jigme a été arrêté une première fois en mars 2008 au monastère de Labrang et détenu pendant sept mois durant lesquels il a été "brutalement torturé et frappé". Il a été à nouveau arrêté en mars 2009 et maintenu en détention pendant 40 jours. Depuis il a été arrêté de nombreuses fois.

    Jigme Gyatso est né en 1969 à Golog Serta, près de Kardze dans la région du Kham (dans la dite "province" chinoise du "Sichuan")
    Dhondup Wangchen purge actuellement une peine de 6ans d'emprisonnement et devrait être relâché le mois prochain.

    Source : article du journal en ligne Phayul, traduction Etudiants pour un Tibet Libre.


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  • Dharamshala, 14 mai :

    A la suite de la mort d'un Tibétain qui manifestait contre les activités minières chinoises dans la ville de Tongbar (district de Zogang, Chamdo), des informations indiquent qu'au moins 30 Tibétains du village de Lhatok ont été arrété en janvier cette année.

    Au moins 30 Tibétain-es qui avaient signé des pétitions contre les mines ont été arrété et torturés sévèrement en janvier, indique une source tibétaine. Deux Tibétains qui ont été accusé de mener la campagne contre les activités minières ont été privés de nourriture pendant 20 jours, ajoute cette source. Les Tibétain-es furent mis en garde contre les « conséquence sérieuses » s'ils protestaient dans leur villes ou villages contre n'importe quel projet minier.
    Le 6 janvier, environ 500 soldats et policiers ont fait face à la colère des manifestant-es de Lhatk, où les autorités chinoises avaient plannifié le démarrage d'un projet minier. Une source tibétaine indique qu'elles ont tenté de débuter ce projet en 2003, 2006 et 2013 mais ont échoué dans l'execution du fait d'une très forte opposition des populations tibétaines locales.

    Le 4 février 2013, les officiels du gouvernement chinois avec l'appui de bureaucrates tibétains locaux ont tenté de convaincre les Tibétain-es d'adhérer à ce projet, continuant à leur promettre des compensations financières et la création de routes. Ils présentèrent des ordres du gouvernements autorisant le projet.

    Les Tibétain-es ont cependant refusé de s'y soumettre. Les autorités ont alors ignoré les protestations et donné le feu vert à la construction des routes menant au site minier. Près de 50 Tibétain-es ont remis aux plus hautes autorités de la préfecture de Chamdo et de la « Région Autonome du Tibet » des pétitions qu'ils avaient signées.

    La situation à Chamdo reste particulièrement tendue avec un autre Tibétain qui a tenté de se tuer pour exprimer son soutien à Phakpa Gyalsten qui est lui-même mort après s'être auto-poignardé et jeté du haut d'un immeuble la semaine dernière à Tongbar.

    Des Tibétains du village de Lhatok (Chamdo) torturés pour s'être opposé à un projet minier.

     

    Phaka Gyalsten s'est donné la mort pour protester contre les projets miniers et réclamer la liberté du peuple tibétain.

     

     

    Rigzin, 34 ans, a été stoppé par des Tibétains locaux alors qu'il essayait de se poignarder et amené à l'hôpital de Chamdo pour recevoir des soins. Son état actuel est inconnu puisque la Police chinoise empêche quiconque de lui rendre visite à l'hôpital.

    Les Tibétain-es ont depuis longtemps avancé que les grands projets chinois au Tibet sont plannifiés et décidés sans consultation, consentement et connaissance des populations locales tibétaines. Les manifestations contre les projets miniers ont été très fréquente dans de nombreuses régions du Tibet.

    L'Administration Centrale Tibétaine, basée à Dharamshala maintient que Pékin, « en faisant passer cela pour des projets de développement économique et social, encourage l'implatantion de Chinois au Tibet, marginalisant les Tibétain-es des sphères économiques, éducatives, politiques et sociales ». 

    [Source : article de Phuntsok Yangchen dans Phayul, traduction par Etudiants Pour un Tibet Libre]

     Accéder au site de la campagne internationale "Stop Mining Tibet" :

     

    Des Tibétains du village de Lhatok (Chamdo) torturés pour s'être opposé à un projet minier.

     


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  • la  Chine condamne un moine tibétain a 18 ans de prison .DHARAMSALA : Thardoe Gyaltsen , l'Administrateur du Monastère de Drongna du Comté de Driru dans la préfecture de Nagchu dans l'Est du Tibet  ( incorporée à la dite "Région Autonome du Tibet" ) a été condamné à une peine de 18 ans de prison sur l'accusation présumée d'avoir conservé des photos et des discours du Dalaï Lama à la suite de quoi, le tribunal du Comté de Driru a prononcé cette sentence en janvier de cette année.
    "Thardoe  Gyaltsen est un moine tibétain dévoué qui est aussi un des administrateurs du monastère et a été condamné à la prison pour des raisons politiques comme "l'incitation au séparatisme" ce qui est en fait une façon de renier la  noblesse de son travail au Monastère ainsi que dans les écoles avoisinantes." nous a rapporté une source fiable.


    Thardoe Gyaltsen a, dans son enfance, rejoint le Monastère de Gaden en tant que novice, puis plus tard, celui de Drongna et nommé Maître de Chant ainsi qu'Administrateur de ce Monastère. C'est un moine profondément pieux et très engagé dans la pratique et la sauvegarde du Bouddhisme tibétain.
    Le Monastère de Drongna a été fondé au 11 ème Siècle puis pratiquement détruit par les Forces chinoises lors de la Révolution Culturelle. Il a été reconstruit plus tard par l'Abbé Khenrab Choedak avec l'aide de son Maître de Chant Tenzin Wangchuk . Le Monastère est habité par environ 90 moines 
    Durant les manifestations pacifiques de Driru du milieu de l'année 2013 à la fin 2014, de nombreux moines de Drongna fûrent arrêtés et le Monastère sujet à de nombreuses descentes de police ainsi qu'à une surveillance accrue.Les moines de ce Monastère sont interdits de pratiques religieuses ainsi que de toutes activités monastiques.

     

    Source Tibet.net

     


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  • Entretien avec André Gattolin, sénateur français Europe Ecologie Les Verts, membre du Groupe d'information sur le Tibet au Sénat et Tenam, réfugié tibétain en France.
    Depuis plusieurs annnées, les immolations se multiplient au Tibet

    Pour les défenseurs de la cause tibétaine, le territoire a été annexé par la Chine communiste en 1950. Pour Pékin, il fait partie intégrante de son territoire.

    Emission 64' Grand Angle, sur TV5 Monde


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